ArcticNet - ArcticNet Research Phase II

Phase 4 (2015-2018)

Potentiel de biodégradation naturelle des hydrocarbures par des microorganismes présents dans le milieu marin arctique canadien en cas de déversement en mer

Directeur(s) de projet

Hubert, Casey

Étant donné l'appétit de la société pour l'énergie, la population mondiale en croissance et le manque de sources d'énergies renouvelables à grande échelle, notre dépendance au pétrole augmentera au cours des prochaines décennies. On estime qu'il existe des réserves considérables de pétrole dans l'Arctique et le forage pétrolier doit bientôt commencer puisque l'Office national de l'énergie du Canada a approuvé le forage en mer dans l'Arctique en 2011. La couverture de glace dans l'Arctique ne cesse de rétrécir et on prévoit que sous peu le passage du Nord-Ouest sera complètement ouvert, permettant la navigation commerciale régulière et rendant la région de l'Arctique susceptible aux déversements accidentels de divers types d'hydrocarbures polluants. Si la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon en 2010 a mis en lumière les risques de déversements accidentels d'hydrocarbures en milieu marin, elle a aussi permis de constater que des communautés microbiennes naturellement présentes dans l'eau ont agi comme « premiers répondants » en catalysant une réhabilitation biologique et une atténuation significative de certains effets négatifs associés au déversement. La capacité qu'ont certains microbes de dégrader les hydrocarbures est bien connue et il s'agit d'un exemple de services écosystémiques que les communautés microbiennes pourraient offrir à la société canadienne et aux industries canadiennes qui produisent et transportent des hydrocarbures. Pour pleinement comprendre ces avantages, il importe de mieux comprendre la chimie, la physiologie et l'écologie de ces processus et des environnements concernés. Ce projet est structuré en fonction d'hypothèses vérifiables sur les microorganismes marins dans l'Arctique canadien et leur potentiel de biodégradation des hydrocarbures. Contribue aux IRIS 1, 2 et 3