ArcticNet - About us

Foire aux questions

Qu'est-ce qu'ArcticNet?

ArcticNet est un réseau de chercheurs financé par le gouvernement du Canada dans le cadre du programme Réseaux de centres d'excellence (RCE); une initiative conjointe du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et d'Industrie Canada. Le programme RCE favorise les partenariats multidisciplinaires et multisectoriels entre les établissements d'enseignement postsecondaire, l'industrie, le gouvernement et les organismes à but non lucratif, de sorte que la recherche et l'initiative entrepreneuriale canadiennes produisent des bénéfices économiques et sociaux pour l'ensemble de la population canadienne. ArcticNet regroupe plus de 140 chercheurs du domaine des sciences naturelles, des sciences de la santé et des sciences sociales rattachés à 30 universités canadiennes et des partenaires d'organisations inuites, du gouvernement et de l'industrie. Tous visent un objectif commun : étudier les effets des changements climatiques et de la modernisation dans l'Arctique canadien côtier.

Les chercheurs du réseau ArcticNet, particulièrement ceux qui se spécialisent en sciences de l'atmosphère et du climat ainsi qu'en géologie et biologie marine, utilisent le brise-glace de recherche canadien NGCC Amundsen comme principale plateforme pour accéder à l'Arctique canadien côtier et y réaliser leurs projets. L'Amundsen est de plus utilisé comme clinique médicale flottante par les chercheurs du réseau ArcticNet qui se spécialisent en sciences de la santé ainsi que par les médecins, infirmières et infirmiers qui visitent les communautés côtières du Nord pour évaluer l'état de santé général de la population inuite.

Qu'est-ce que le brise-glace de recherche canadien NGCC Amundsen?

En juin 2002, une proposition soumise par un consortium d'universités canadiennes et ministères fédéraux en vue de transformer le brise-glace Sir John Franklin en un navire de recherche a été acceptée par le Fonds de collaboration internationale de la Fondation Canadienne pour l'Innovation (FCI). Une subvention de 27,7 millions de dollars de la FCI, à laquelle s'est ajoutée une contribution de 2,8 millions de Pêches et Océans Canada (Garde côtière canadienne), a permis de moderniser le navire et d'acquérir de l'équipement scientifique de pointe, en plus d'appuyer financièrement une partie des activités du navire au cours des cinq premières années d'utilisation.

L'Amundsen est la propriété du gouvernement du Canada; ses activités relèvent de la Garde côtière canadienne. Le programme scientifique de l'Amundsen est supervisé par un conseil d'administration et géré par un consortium scientifique composé d'universités canadiennes et de ministères fédéraux, sous la responsabilité de l'Université Laval. L'Amundsen est mis à la disposition de la communauté scientifique, notamment du réseau ArcticNet, avec recouvrement intégral des coûts. En vertu d'un accord de partage des coûts intervenu entre le gouvernement du Canada et le consortium scientifique, l'Amundsen est utilisé pendant la moitié de l'année pour remplir le mandat de la Garde côtière, et l'autre moitié de l'année pour mener des activités scientifiques dans l'Arctique canadien côtier.

Quel est le lien entre le réseau ArcticNet et l'Amundsen?

En vertu d'un accord de partage de coûts intervenu entre le gouvernement du Canada et le consortium scientifique composé d'universités canadiennes et de ministères fédéraux, les chercheurs affiliés au réseau ArcticNet utilisent l'Amundsen comme principale plateforme de recherche en océanographie. Depuis 2004, des chercheurs de disciplines variées utilisent l'Amundsen pour mener de vastes programmes scientifiques multidisciplinaires dans l'Arctique canadien côtier. L'objectif du programme océanographique d'ArcticNet est d'étudier les effets à long terme des changements climatiques et de la modernisation sur l'écosystème marin arctique. En plus des missions océanographiques annuels, les chercheurs du réseau ArcticNet ont mené deux études internationales majeures qui ont nécessité un hivernage du NGCC Amundsen; la première en 2003-2004 (CASES), la deuxième, en 2007-2008 (Étude sur le chenal de séparation circumpolaire).

Quelle est la situation en matière de prospection pétrolière et gazière en mer dans la zone canadienne de la mer de Beaufort?

D'importantes activités de prospection, principalement motivées par un intérêt pour les hydrocarbures, ont été menées dans la zone côtière de la mer de Beaufort pendant les années 1970 et 1980. La zone au large du plateau du Mackenzie, du plateau-talus et de la mer de Beaufort n'a pas fait l'objet de telles activités, car l'attribution de permis de prospection dans cette zone est encore récente. Ce n'est que depuis 2007 que le gouvernement du Canada, par le biais du ministère des Affaires indiennes et du Nord, accorde de tels permis dans cette zone. Il s'agit cependant d'une zone qui a été étudiée de façon extensive depuis 2002 par les chercheurs du réseau ArcticNet et les chercheurs associés au réseau. Ainsi, avant l'approbation de toute activité de forage exploratoire en lien avec ces permis, l'industrie pétrolière et gazière doit faire la preuve auprès de l'Office national de l'énergie du Canada (ONE) que le forage sera effectué de façon sécuritaire et qu'il n'aura pas d'effets significatifs sur l'environnement. L'évaluation menée par l'ONE doit s'appuyer sur des données techniques et scientifiques probantes, en lien avec des questions telles que la stabilité du plancher océanique, le régime des glaces marines ainsi que l'importance biologique et écologique de la zone visée pour le forage.

Quel est le lien entre le réseau ArcticNet, l'Amundsen et l'industrie pétrolière et gazière dans la mer de Beaufort?

Le principal mandat d'ArcticNet est de fournir aux communautés et organisations du Nord, dont la population inuite, ainsi qu'aux ministères fédéraux et au secteur privé les connaissances scientifiques nécessaires pour prendre des décisions éclairées et formuler des stratégies efficaces afin de minimiser les effets négatifs des changements climatiques et de l'industrialisation de l'Arctique canadien, tout en maximisant les effets bénéfiques. Suite à des partenariats de recherche fructueux avec des sociétés qui mènent des activités dans l'Arctique, de nouvelles collaborations de recherche ont été développées dans la mer de Beaufort, en 2009 avec Imperial Oil et en 2010 avec BP. Ces collaborations ont permis aux chercheurs d'ArcticNet d'étendre leurs activités de collecte de données dans la mer de Beaufort et aux environs, où des permis de forage ont récemment été accordés par le gouvernement du Canada. En tant que réseau universitaire indépendant et propriétaire de l'ensemble des données recueillies par ses chercheurs, ArcticNet dispose de mécanismes scientifiquement éprouvés pour fournir les mêmes données à l'ensemble des intervenants, y compris l'industrie, les organismes de règlementation, les communautés du Nord, les ministères fédéraux et la population, pour favoriser une prise de décisions éclairée en matière de développement et de règlementation.

Comme c'est le cas pour tous les projets de recherche d'ArcticNet qui sont menés à l'aide du NGCC Amundsen, l'exploitation du navire dans le cadre de ces collaborations avec l'industrie s'effectue conformément à une entente de recouvrement intégral des coûts par la Garde côtière canadienne. En vertu d'une entente de partage des coûts pour l'exploitation du NGCC Amundsen, le réseau ArcticNet assume la responsabilité de la totalité des coûts opérationnels du navire ainsi que de l'entretien et de l'amortissement pour l'équipement scientifique utilisé pendant les expéditions de recherche. Sous la supervision conjointe des conseils d'administration d'ArcticNet et de l'Amundsen, une partie des revenus issus de ces collaborations en 2009 et 2010 ont été réinvestis dans la mise à niveau de l'équipement scientifique de l'Amundsen et dans le financement de 12 nouveaux projets d'ArcticNet consacrés à l'éducation, à la santé et à la culture de la population inuite.

Ces récentes collaborations de recherche entre ArcticNet et l'industrie pétrolière et gazière pour la collecte de données environnementales accessibles au public garantissent que la décision de poursuivre ou non les activités de forage soit basée sur la meilleure information scientifique disponible et partagée par tous les intervenants. Ainsi, ces collaborations bénéficient à tous les intervenants, y compris les communautés du Nord, les organismes règlementaires et la population canadienne en général.